Chauffe-eau dans le Sud-Ouest intérieur
Installation, remplacement et entretien de chauffe-eau dans le Sud-Ouest intérieur
Entre le Tarn, le Tarn-et-Garonne et le Lot-et-Garonne, le contexte est plutôt favorable à la production d'eau chaude sanitaire. L'ensoleillement y compte parmi les plus généreux de la moitié nord de l'Europe, les hivers restent doux et brefs, et l'habitat dominant est la maison individuelle, souvent accompagnée d'une grange, d'un chai ou d'un cellier. Ces trois données ouvrent la porte aux technologies les plus sobres, là où beaucoup de régions doivent se rabattre sur la résistance électrique. Une contrainte demeure cependant, celle du calcaire des coteaux, qui commande le choix du corps de chauffe et la fréquence de l'entretien.
Le chauffe-eau solaire trouve ici son meilleur terrain
Le gisement solaire des coteaux du Quercy, du Gaillacois et de l'Agenais permet à un chauffe-eau solaire individuel d'atteindre un taux de couverture annuel élevé, avec des besoins couverts en quasi-totalité de la fin du printemps au début de l'automne. L'installation type associe des capteurs plans orientés au sud, inclinés autour de 45 degrés, un ballon bi-énergie muni de deux échangeurs et une régulation différentielle qui lance le circulateur dès que la sonde de capteur dépasse celle du bas de cuve de quelques degrés. La difficulté locale n'est pas le manque de soleil mais son excès : en juillet et en août, un capteur non sollicité pendant une absence monte très haut en température, le fluide caloporteur se vaporise et le glycol se dégrade de façon irréversible. Un dissipateur thermique, une fonction vacances sur le régulateur ou une mise en drain-back évitent cette dérive. Sur une couverture ancienne en tuiles canal, il reste à vérifier que la charpente reprend le poids des capteurs et à garder court le circuit primaire entre capteurs et ballon.
Thermodynamique : profiter des dépendances et de la douceur hivernale
Le chauffe-eau thermodynamique affiche un coefficient de performance mesuré selon la norme EN 16147, généralement compris entre 2,5 et 3,5. Comme sa performance suit la température de la source froide, le climat de la région lui est favorable : les épisodes réellement froids sont courts et les moyennes hivernales restent clémentes, si bien qu'une machine sur air extérieur conserve un bilan annuel honorable, contrairement à ce qui s'observe sur les plateaux continentaux. Le captage sur air ambiant reste néanmoins le montage le plus efficace, et il réclame un local non chauffé d'au moins 20 mètres cubes, condition qu'une grange, un cellier ou un garage attenant remplissent sans difficulté dans le bâti local.
L'implantation d'une unité extérieure mérite un regard particulier là où souffle le vent d'autan. Une machine placée face aux rafales voit son échangeur balayé en permanence et son ventilateur travailler à contre-courant, ce qui dégrade le rendement et amplifie le bruit. Un adossement à l'abri du vent dominant et un socle désolidarisé du mur porteur suffisent généralement à régler la question.
Cumulus électrique et eau des coteaux
Une part importante des communes est alimentée par des ressources qui percolent dans des formations calcaires ou molassiques, ce qui donne une eau franchement dure sur les coteaux, plus variable dans les vallées alluviales de la Garonne, du Tarn et du Lot. Là où la dureté est marquée, la résistance stéatite s'impose : abritée dans un fourreau émaillé, elle échappe au dépôt de tartre qui isole thermiquement une résistance blindée et finit par la faire claquer, et elle se remplace sans vidanger la cuve. La résistance blindée reste défendable dans une résidence secondaire peu sollicitée ou sur un secteur plus doux, au prix d'un détartrage rigoureux. La cuve, elle, se protège par une anode en magnésium qui se sacrifie à la place de l'émail, se contrôle tous les deux ans et se remplace couramment entre cinq et dix ans. L'anode à courant imposé évite ce remplacement mais ne protège plus dès que l'appareil est mis hors tension, ce qui la rend risquée dans une maison de campagne fermée l'hiver et coupée au disjoncteur.
Volume, format et emplacement
Le dimensionnement part d'un besoin de 40 à 55 litres d'eau à 40 degrés par personne et par jour, soit environ 100 litres pour une personne seule, 150 à 200 litres pour un couple avec un enfant et 250 à 300 litres au-delà de quatre occupants, à corriger selon la présence d'une baignoire, d'une douche à jets, d'un mitigeur thermostatique ou de douchettes à faible débit. Comme la stratification ne rend réellement disponibles que les deux tiers environ du volume nominal, il est tentant de voir large, mais un ballon surdimensionné dissipe en continu de la chaleur par ses parois, dépense qui s'ajoute au surcoût d'achat. Le vertical sur socle offre le meilleur rapport entre capacité et pertes, le vertical mural convient jusqu'à des volumes moyens si le mur reprend la charge en eau, et l'horizontal se réserve aux placards bas et aux combles, avec une stratification défavorable et un temps de chauffe allongé. Un appareil posé dans une grange demande enfin un calorifugeage soigné des liaisons, faute de quoi l'eau arrive tiède aux puisages éloignés.
Sécurité et entretien
Le groupe de sécurité est obligatoire et sa soupape se manoeuvre chaque mois, opération simple qui empêche le calcaire de la bloquer. Un écoulement permanent au groupe n'indique pas forcément une pièce défaillante : il signale le plus souvent une pression de réseau supérieure à 5 bars, à corriger par un réducteur, ou l'absence de vase d'expansion sanitaire sur une installation équipée d'un clapet anti-retour. Le détartrage complet se programme tous les deux à trois ans selon la dureté mesurée au robinet. Le thermostat se règle entre 55 et 60 degrés dans la cuve, valeur qui écarte le développement des légionelles observé sous 50 degrés sans provoquer l'entartrage accéléré constaté au-delà de 65, un mitigeur thermostatique limitant ensuite la distribution à 50 degrés. Programmer la chauffe en heures creuses reste pertinent, à condition que le contacteur jour et nuit soit laissé en position automatique.
Prix des chauffe-eau dans le Sud-Ouest intérieur
Un cumulus de 200 litres à résistance stéatite représente une fourniture de 400 à 700 euros, la version blindée tombant vers 250 euros pour une durée de vie moindre en eau calcaire, et la pose se situe entre 250 et 500 euros. Un chauffe-eau thermodynamique de 200 à 270 litres revient de 2 000 à 3 500 euros posé, un chauffe-eau solaire individuel complet de 4 000 à 7 000 euros avant aides, un petit instantané de point de puisage de 180 à 250 euros. Un ballon électrique de 200 litres pour quatre personnes réclame de l'ordre de 2 000 à 2 500 kilowattheures par an, contre moins de 900 pour un thermodynamique. La TVA réduite et les aides à la rénovation énergétique s'appliquent lorsque l'appareil est fourni et posé par une entreprise, la qualification RGE étant requise pour une partie des dispositifs.
Sélection de spécialistes de chauffe-eau du Sud-Ouest intérieur
Sos Dépannage Plomberie 47, implantée à Agen, prend en charge le dépannage des chauffe-eau, des ballons d'eau chaude et des chaudières, ainsi que les interventions de plomberie sur les fuites et les canalisations bouchées.
Nh dépann', également établie à Agen, réalise des travaux d'installation, de dépannage, de plomberie et de chauffage, avec l'entretien, le changement et la réparation de chauffe-eau, le sanitaire et la rénovation de salle de bain.
Christophe Massiau, entreprise albigeoise de plomberie, chauffage et climatisation, installe des ballons d'eau chaude et des chauffe-eau thermodynamiques, et intervient également sur les pompes à chaleur et les chaudières.
Tarn Plomberie, basée à Castres, couvre la plomberie, le chauffage et la climatisation, avec la réparation des chauffe-eau, la pose de pompes à chaleur et de radiateurs et le débouchage de canalisations.
Robert Jones Electricité Générale SARL, à Foulayronnes dans l'agglomération agenaise, associe électricité générale, chauffage, climatisation et plomberie, et assure le changement et la réparation de chauffe-eau ainsi que l'installation sanitaire.
Zones couvertes
Principales villes du Tarn : Albi, Castres, Gaillac
Principales villes du Tarn-et-Garonne : Montauban
Principales villes du Lot-et-Garonne : Agen, Villeneuve-sur-Lot, Marmande
Principales villes de l'Aveyron : Rodez, Millau
